Un territoire en mutation
La structuration économique du territoire est en train de vivre un changement brutal caractérisé par la diminution du poids de l'emploi industriel au profit du secteur tertiaire. Ce mouvement entraîne une période d'ajustement défavorable pour le marché de l'emploi et nécessite une mobilisation de l'ensemble des acteurs locaux pour accompagner au mieux ce mouvement
Ainsi, on observe localement une diminution du poids de l’industrie, comme ailleurs en Rhône Alpes : on passe ainsi de 50 % des salariés dans l’industrie en 2006 à 42 % en 2008. A contrario, le secteur tertiaire passe de 42 % des salariés à 48 % sur la même période.
Ce mouvement s'explique notamment par la forte exposition de l'activité industrielle locale à la conjoncture économique nationale et internationale. Ainsi, le poids du secteur de la fabrication de véhicules est particulièrement important sur notre territoire. Il est proportionnellement 12 fois plus important qu’à l’échelle régionale. Cela fragilise énormément notre territoire dans ce contexte de crise. De plus, il convient de noter que les plus gros employeurs du territoire ont leurs centres de décision à l'extérieur du territoire.
Quelques chiffres :
- pour le département de l’Ardèche, le taux de chômage se situe entre 9,5 % et 10% depuis juin 2009 et se maintient à ce niveau (juin 2011).
- le taux de chômage de longue durée a fortement augmenté depuis 2009. Dans le Nord Ardèche, 42 % des demandeurs d’emploi (juin 2011) ont plus d’un an d’inscription au chômage.
- la part des foyers fiscaux non-imposables (49 %) restent largement supérieure à la moyenne régionale (43 %).
- la part des ouvriers est de 34 %, ce qui est très élevé par rapport à la moyenne de Rhône Alpes (24 %).
- une augmentation du niveau de formation entre 1999 et 2006 de 9 % pour les personnes ayant le bac et bac+
- Face à cette situation, les acteurs locaux se mobilisent pour mettre en place des actions qui visent à accompagner au mieux la mutation économique du territoire. Mais aussi, à repérer les secteurs émergents et porteurs pour favoriser leur développement.
Chantiers prioritaires menés depuis 2006 :
- Mobiliser, organiser, animer et coordonner un collectif de veille économique et sociale
- Renforcer l'accès à la formation des salariés et des demandeurs d'emploi
- Poursuivre le renforcement des outils dédiés aux créateurs-repreneurs (CREAFIL)
- Maintenir et développer une offre d'insertion par l'activité économique
- Poursuivre le travail d'ingénierie sur la mobilité
Avec la mise à plat de la démarche de concertation et son recentrage autour du Conseil Régional, de l’Etat, des partenaires sociaux et des élus du CDDRA, ces chantiers prioritaires pourront évoluer. De nouvelles actions pourront être menées en fonction des orientations qui seront choisies.